Accueil / Emploi / RH / Devenir « employee-friendly » : 8 règles pour éviter la perte de talents

Devenir « employee-friendly » : 8 règles pour éviter la perte de talents

Comment fidéliser ses employés de haut niveau et devenir  » employee-friendly  » ? Xavier Bonduelle, président de l’Institut du Management Des Ressources Humaines (IMDRH) se penche ici sur les raisons du départ des talents et énonce les 8 règles à respecter pour l’éviter.

Xavier Bonduelle président de l'IMDRH

« Une entreprise employee-friendly a quatre vertus », selon Xavier Bonduelle. « Elle est rassurante pour les clients, épanouissante pour les collaborateurs, stimulante pour les dirigeants et rentable pour les actionnaires ».  Un véritable plaidoyer pour la libération de l’entreprise.

Quand une entreprise perd l’un de ses « talents », le coût de ce départ peut être important. Entre la désorganisation du service traduite par une vingtaine de jours supplémentaires d’arrêt maladie, le team-building pour souder l’équipe et la rassurer, le recrutement d’un remplaçant et sa formation, le projet retardé, le client perdu, cela peut coûter jusqu’à 90 000 euros pour un cadre payé 80 000 € par an. C’est de l’argent qui serait mieux investi dans la fidélisation des collaborateurs !

Mais avant de résumer les actions permettant de devenir « employee-friendly », identifions les raisons qui poussent un « talent » à regarder à l’extérieur :

  • Raison n°1 : pauvreté du contenu du poste. Un talent s’épanouit en utilisant tout son potentiel et en repoussant ses propres limites.
  • Raison n°2 : incohérence ente les attendus du poste et les qualifications ou les attentes du « talent ». Un talent s’épanouit quand il sent que ses missions répondent à ses compétences et à ses envies.
  • Raison n°3 : insuffisance d’accompagnement de la part du manager et de l’entreprise. Un talent a besoin d’être formé et développé pour s’épanouir.
  • Raison n°4 : déficit de responsabilisation. Un talent doit se voir confier de nouveaux challenges, de nouvelles missions, de nouvelles responsabilités pour s’épanouir.
  • Raison n°5 : manque de valorisation. Un talent a besoin d’être reconnu, et identifié ; ses succès doivent être célébrés.
  • Raison n°6 : incidence négative sur la qualité de vie. Difficile de s’épanouir quand on passe chaque jour 2 heures dans les transports ou qu’on est contraint de travailler dans l’urgence et la précipitation.
  • Raison n°7 : perte de foi. Un talent, pour s’épanouir, a besoin d’être porté et  enthousiasmé par un projet d’entreprise, des produits, des valeurs et une équipe dirigeante à la hauteur.
  • Raison n° 8 : absence de confiance. Un talent a du mal à pousser dans un jardin où la défiance, le sur-contrôle et la suspicion règnent sans partage.

Pour éviter que vos talents partent ailleurs, voici 8 règles simples :

Règle n°1 – Donnez du sens à votre entreprise et incarnez ce en quoi vous croyez.

Règle n°2 – Formez vos collaborateurs, améliorez leur efficacité, renforcez leur employabilité ; c’est  ainsi que, paradoxalement, vous les fidéliserez.

Règle n°3  – Favorisez le management de proximité ; chacun a besoin d’être écouté, reconnu, valorisé dans ses succès et aidé dans ses difficultés pour donner le meilleur de lui-même.

Règle n°4 – Autorisez vos collaborateurs à proposer des solutions leur permettant de mieux conjuguer engagement professionnel et qualité de vie personnelle.

Règle n°5 – Développez le mentoring : vous valoriserez les mentors et les obligerez à revisiter leur expertise pour la transmettre ; vous donnerez à vos talents l’occasion d’être soutenus, écoutés, guidés, aidés ; vous soulagerez vos managers.

Règle n°6  – Ne vous contentez pas de responsabiliser vos collaborateurs, donnez-leur l’occasion de se dépasser et de vous surprendre.

Règle n°7  – Donnez du pouvoir à vos collaborateurs !

Règle n°8 – Soyez ouverts à des modes d’organisation “libérés” : travail à distance, groupes collaboratifs, télétravail, travail à temps partiel, horaires flexibles.

À propos Rédaction

Rédaction
Signature collective des rédacteurs de Zevillage.
Lire les articles précédents :
Les précurseurs de l’entreprise libérée : François Michelin

Par ses pratiques managériales tournant autour de la confiance et de la responsabilité, Michelin est un pionnier de l'entreprise libérée.

Fermer