Accueil / Futur du travail / Ces innovations qui vont ringardiser le télétravail et le coworking

Ces innovations qui vont ringardiser le télétravail et le coworking

De nouvelles applications et plusieurs expérimentations risquent de banaliser et de ringardiser le télétravail et le coworking. Le monde du travail devenait pourtant simple : on travaillait au bureau, ou éventuellement à distance, à la maison ou dans un tiers-lieu. Et si on était non salarié, on travaillait chez soi ou dans un espace de coworking. Mais ça, c’était avant.

Entreprise de cigares - années 30 Floride

On l’a toujours dit chez Zevillage : « Le travail c’est où on veut, comme on veut et quand on veut« . C’est aujourd’hui possible. On observe une rapide évolution des usages professionnels vers plus d’autonomisation du travailleur par rapport au lieu de travail. Un mouvement qui touche certes aujourd’hui plus les indépendants que les salariés mais qui devrait concerner très vite aussi les entreprises.

Tout d’abord, vous oubliez votre bureau fermé (et sa place de parking réservé) avec la salle de réunion jamais libre. Demain vous serez probablement passé à la moulinette du Worklife de Steelcase :  » du cocooning pour que productivité rime avec bien-être « . Car, comme nous l’expliquait Ghislain Grimm, l’opposition entre bureau fermé et open space n’a plus de sens. Ce qu’il faut, c’est donner de l’autonomie aux salariés qui s’organisent selon leur besoins de la journée : travail isolé, travail en équipe, travail en mobilité… De grandes entreprises ont d’ailleurs réorganisé leur bureaux traditionnels selon ces recettes.

On coworke chez moi ou au resto U ?

L’habitué du coworking va voir sa vie changer aussi. Grâce à Cohome il va pouvoir profiter des avantages du coworking sans se déplacer. C’est son domicile qui servira d’espace de coworking avec juste une petite participation aux frais.

Principe voisin de celui d’Office Riders. Avec une orientation plus marchande, ce site se propose d’être le AirBnB du coworking et de valoriser votre logement aux heures où il est « sous-utilisé ». Un peu comme cette expérimentation dans le Resto U Mabillon, dans le 6e arrondissement de Paris, qui propose de transformer en coworking  les 350 m2 du restaurant univesitaire une fois le service du repas terminé.

Le coworking et le télétravail se pratiquent aussi, de manière informelle, dans des bistrots, des restaurants McDonald’s ou, plus calmes, dans des bars d’hôtels. Mais, si vous souhaitez un cadre de travail plus professionnel vous pouvez profiter de la tendance de ces hôtels qui transforment leur lobbys en espace de vie et de travail. Là encore il s’agit de tirer avantage des lieux auparavant inoccupés et peu accueillants, à l’image de ces espaces Easywork aménagés par les hôtels Mercure.

Vers l’entreprise hub ?

 

Question lieu de travail, la règle semble donc être… qu’il n’y a plus de règle. On travaille depuis n’importe quel lieu plus ou moins équipé (au moins de WiFi) et pas forcément destiné à accueillir des télétravailleurs et des coworkers, comme des bibliothèques par exemple. La tendance ce serait bien le « sans bureau fixe« .

Et l’entreprise idéale deviendrait donc une sorte de hub tout confort dans laquelle on vient à des réunions (pour celles qui n’ont pas lieu en visioconférence), on rencontre ses collègues pour maintenir le lien et la qualité du collectif de travail, on reçoit des partenaires ou on pratique le corpoworking. Une sorte d’entreprise ouverte dont les moyens de production ont de moins en moins besoin d’être centralisés en un lieu.

Le travail ordinaire pourra se pratiquer partout ailleurs, selon les besoins ou nos envies. Pourquoi pas chez un de nos fournisseurs comme Beev’Up de Bureau vallée.

(Photo : Wikipedia)

À propos Xavier de Mazenod

Fondateur de la société Adverbe spécialisée dans la transition numérique des entreprises et éditeur de Zevillage.

12 plusieurs commentaires

  1. Je partage complètement et attend que le droit du travail suive!!!

  2. Thilliez David

    Bonjour, je ne sais pas quelle expérience du coworking à l’auteur de cet article, mais à l’évidence, elle semble bien étroite. A moins… qu’il s’agisse pour lui d’interpeller le lecteur en choisissant un titre et une photo avec un objectif de gentille provocation, et cela, pour le coup, est assez réussi.
    Parlons sérieusement, oui ! l’idéal est que chacun d’entre nous puisse librement choisir de travailler là ou il veut, un jour dans un bar, le lendemain à la maison avec d’autres coworkers, etc… etc… cela va t’il pour autant ringardiser les espaces de coworking ? c’est peut-être vrai pour ceux qui ne fournissent rien de plus qu’un poste de travail, du wifi et du café. Si vos fréquentez ce genre de lieu, « oh tristesse », cela signifie que vous savez pas ce qu’un véritable espace de coworking est capable de vous apporter. Si nous avions un classement « à étoile » des coworking comme nous le connaissons pour les hôtels, que trouveriez vous dans un 3 ou 4 étoiles ? eh bien ce que vous ne pouvez trouver nul par ailleurs : une communauté totalement libre d’aller et venir, constituée de plusieurs dizaines de personnes avec des statuts, des parcours, des expertises qui forment une diversité incroyable. Une communauté qui adhère et se retrouve dans les valeurs portées par les « pilotes » de l’espace. Un tel espace de coworking ne se contente pas de suivre les tendances, il participe activement aux inventions et innovations avec une agilité impressionnante, Il invite chacun a découvrir et expérimenter de nouvelles formes de travail. Je co-dirige depuis 5 ans un espace de coworking, et honnêtement, je ne sais pas si nous sommes proches de cette description, mais ce que je peux dire c’est que tous nos efforts vont dans ce sens. Je vie une formidable aventure et loin de sentir notre espace ringard je le sens comme un pionnier explorant un nouveau territoire au potentiel gigantesque.

    • Merci David de ce commentaire enthousiaste. Le titre est destiné à accrocher, évidemment. Car si vous lisez l’article, et Zevillage en général, vous serez rassuré sur notre vision du coworking. Co-factory n’existait pas encore que nous militions déjà pour le coworking et l’innovation communautaire que cette organisation favorise 😉

      La petite nuance de l’article réside dans la promotion d’un autre type de coworking désincarné d’espace institutionnels. Ce qui compte, c’est la communauté, pas le lieu, non ?

      Au plaisir de vous lire et de publier vos articles si vous le souhaitez.

  3. Le SBF (sans bureau fixe), certains le pratiquent depuis de longues années, c’est mon cas ! A la maison, chez un client, dans un tiers lieux, dans un centre d’affaires.

    C’est bien l’effet démultiplié qui explique ce phénomène, et pas seulement le ré-habillage sémantique de pratiques de longue date.

    Augmentation de fréquence, l’augmentation de tendance, développement du travail indépendant, économies recherchées par les entreprises, envie d’indépendance ou de nomadisme des jeunes et pas que.

    • Il ne s’agit pas de sans bureau fixe seulement (que nous pratiquons aussi depuis longtemps).

      Ni d’un habillage sémantique d’un phénomène existant. Le corpoworking n’existe que depuis peu et je n’ai rencontré d’entreprises hub que dans quelques startups.

      La prochaine évolution résidera dans la massification du phénomène qui ne touche pratiquement que les indépendants aujourd’hui.

      L’enjeu est donc de transformer les pratiques des entreprises et des administrations. Et en la matière il existe encore de bonnes marges de progression.

  4. @ David : J’ai ressorti cet article de 2011 des archives qui devrait vous intéresser :
    http://zevillage.net/2011/11/article-3-barcamp-activity-caen-quels-services-pour-les-tiers-lieux/

  5. Pour ma part je suis tout à fait d’accord sur la sensation que procure le fait de travailler partout en mobilité et je souhaite partagé mon expérience.

    C’est effectivement un sentiment de liberté qui est encore plus accentué depuis l’usage de mon compte MyBO CloudBoxOffice. Grâce à ce service Cloud français, avec un hébergement en France, que j’ai adopté depuis plusieurs mois, je stocke mes fichiers en Datacenter et j’utilise les applications du bureau virtuel pour travailler, envoyer mes mails, surfer sur internet et partager mes fichiers avec mes clients et mes partenaires. Je suis dorénavant tranquille car quoiqu’il advienne à mon PC, je peux accéder aux données de mon entreprise à partir de n’importe quel appareil via mon login et mon mot de passe.

    Le seul bémol de tout cela est la qualité de la ligne internet dont on dispose qui n’est pas équivalente que l’on se trouve en zone urbaine ou en zone mal couverte.

    Soyons optimiste car la fibre arrive. J’ai eu d’ailleurs l’occasion d’utiliser MyBO CloudBoxOffice avec une connexion fibre et c’est complètement inouï cette sensation de liberté et de fluidité dans l’usage de mes applications Cloud.

    Avec la fibre, les gains de productivité produits vont forcément s’accroitre car plus aucune nécessité de réinstaller ses logiciels en cas de crash de son PC ou de son disque dur puisque tout est protégé dans un cloud en France évidemment car en tant que société française, bénéficier d’un service Cloud d’une société française est pour moi indispensable.

    En plus, les fichiers stockés sont chiffrés donc même en cas d’intrusion personne hormis moi ne peut exploiter mes données.

    Je souhaitais partager mon ressenti avec car les possibilités informatique / réseaux du 21°siècle vont vraiment nous changer la vie.

  6. Bonjour à tous,

    Fatigués du métro-boulot-dodo ? Marre des murs gris de votre bureau, du brouhaha de l’open-space ou du café où vous vous êtes réfugié ? Vous avez envie de changer d’air, de booster votre efficacité, de travailler mieux et plus agréablement ? Soutenez Wildesk pour vivre l’expérience du travail au vert!
    http://www.wildesk.com/
    https://www.facebook.com/wildeskoffice/?fref=ts
    https://fr.ulule.com/wildeskoffice/

Lire les articles précédents :
generation Z
Ce que veulent les jeunes diplômés de la Génération Z

La Génération Z, qui s'apprête doucement à entrer dans le monde du travail, a une vision bien précise de ce...

Fermer