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Le groupe Aéroports de Paris s’engage sur le télétravail

La direction du groupe Aéroports de Paris (ADP), rebaptisé Paris Aéroport, et les syndicats CFE-CGC, CGT, Unsa et FO viennent de parapher un accord sur le télétravail valable pour une durée de deux ans.

Aeroports de Paris-CDG

A noter que la signature de cet accord intervient alors que le siège du groupe, qui abrite près de 400 salariés, doit déménager sur la plate-forme aéroportuaire de Roissy en mars prochain.

« Dans un contexte de digitalisation croissante de la société et du monde du travail, d’allongement des temps de transport et de transformations internes majeures, le télétravail constitue une opportunité d’améliorer la qualité de vie, les conditions de travail des salariés et l’efficacité des organisations. Le télétravail s’inscrit dans l’ambition d’Aéroports de Paris de proposer de nouveaux modes d’organisation de travail », indique le préambule de l’accord signé fin 2016.

Les syndicats, ainsi que la direction de l’opérateur, réaffirment dans ce texte les principes fondateurs du télétravail : le strict respect du volontariat, la préservation du lien social, le respect de la vie privée, la réversibilité et l’absence de toute différence de traitement pour les télétravailleurs, notamment en termes de répartition des missions et d’évaluation professionnelle.

Trois jours de présence par semaine dans l’entreprise

Ouvert sous conditions à tous les salariés en CDI et en CDD à temps plein ou à temps partiel – « sauf à ceux dont le poste n’exige pas d’être tenu physiquement dans les locaux de l’entreprise » -, le télétravail pourra s’exercer chez ADP dans une limite de deux jours par semaine.

« Afin de maintenir le lien social, la cohésion et le bon fonctionnement des équipes, les parties s’accordent pour considérer que le salarié télétravailleur doit disposer d’au moins 3 jours de présence par semaine dans l’entreprise, précisent les signataires. Dans le respect de ce principe, les salariés peuvent demander à organiser leur rythme de télétravail en déterminant une journée télétravaillée chaque semaine et – au maximum – deux autres journées à positionner dans le mois ».

De plus, l’accord, qui prévoit le déploiement d’un plan de communication global sur le télétravail ainsi qu’une formation-sensibilisation sur les bonnes pratiques en la matière, accorde une indemnisation mensuelle forfaitaire de 15 € bruts pour compenser les frais engagés par les télétravailleurs.

En outre, ADP mettra à leur disposition un « kit mobilité » composé, notamment, d’un ordinateur portable, de solutions de messagerie instantanée, de web-conférence, de téléphonie intégrée permettant de passer et recevoir des appels d’un accès sécurisé (VPN) aux applications et au réseau de l’entreprise.

Référent télétravail

Enfin, pour coordonner la mise en oeuvre du télétravail et assurer son suivi, l’entreprise va nommer un référent, qui, en cas de difficultés, pourra être saisi par les managers, les responsables RH ainsi que par les membres de la commission de mise en oeuvre et de suivi. Cette dernière est composée de représentants des organisations syndicales signataires.

A l’instar de la majorité des accords de telétravail, celui signé chez ADP s’inspire des dispositions de l’ ANI de 2005 . Un texte jugé aujourd’hui obsolète. L’article 57 de la loi Travail a en effet prévu une concertation entre partenaires sociaux pour régénérer cet accord interprofessionnel. Prévues avant le 1er octobre 2016, les discussions relatives à cette concertation viennent tout juste de débuter.

(Photo : Wikipedia)

À propos Jean-François Rio

Jean-François Rio
Journaliste - Rédacteur en chef du Fil AFP Liaisons Sociales.
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