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Non, les open space ne sont pas l’avenir

L’open space serait l’une des plus grandes révolutions dans le domaine du travail. On l’entend partout, de Google, de Facebook, des grandes entreprises et d’ailleurs… . Et si on vous disait que Google a tort ? Que l’open space crée plus de stress qu’il en évite, et que plutôt que de fluidifier la communication, il la complique.

Open space panoramique

Lindsey Kaufman travaille dans la publicité pour une grande entreprise new-yorkaise. Il y a quelques années, après neuf ans de bons et loyaux services en tant que rédactrice, son entreprise l’oblige à quitter son bureau privé pour s’installer dans un open space. Une révolution, certes, mais dans le mauvais sens du terme.

Du bureau fermé à l’open space

Comme bon nombre d’employés ces dernières années, Lindsey Kaufman a donc dû déménager de bureau, passant d’un espace clos et silencieux et cette pièce spacieuse et lumineuse, et pourtant étrangement oppressante.

Difficile de quitter le confort d’un bureau personnalisé et intimiste pour rejoindre un bureau ouvert où tout se partage, de l’écran d’ordinateur à la conversation avec ses collègues. Dès sa première journée dans ce nouvel environnement, Lindsey Kaufman comprend qu’il ne s’agit absolument pas d’une évolution, mais d’une régression.

Le va-et-vient incessant des collègues, les conversations audibles à l’autre bout de la pièce, les rires… Tout ce bruit allié à la sensation de devoir tout faire publiquement ne peuvent rien avoir de bénéfique pour une entreprise.

Bureau ouvert : la nouvelle généralité

Ce n’est pas faute d’avoir mis en avant ces inconvénients, mais l’open space ne cesse de gagner du terrain dans les entreprises américaines et européennes. Aujourd’hui, ce sont près de 70% des bureaux américains qui n’ont plus – ou presque plus – de murs.

La Silicon Valley en est l’exemple parfait. Yahoo, Google, eBay, Goldman Sachs ou encore American Express ont tous opté pour des bureaux ouverts. Mark Zuckerberg, le PDG de Facebook, a même embauché l’un des architectes les plus connus des Etats-Unis pour dessiner le plus grand open space au monde.

Autant vous dire que si ces entreprises de renommée internationale ont opté pour les bureaux ouverts, nous sommes loin d’en avoir fini avec ce concept.

Plus d’efficacité en open space ? Vraiment ?

Si les entreprises ont tendance à se diriger vers les open space, c’est qu’elles y voient un bon moyen de booster leur productivité tout en faisant des économies sur les espaces de travail. La réalité est toute autre, puisque la plupart des employés ayant fait l’expérience de l’open space admettent être beaucoup moins concentrés en bureau ouvert qu’en bureau fermé.

En cause : la proximité avec les collègues qui pousse aux conversations « privées », le téléphone du voisin qui sonne, les blagues de l’un, les questions de l’autre… Des sources de déconcentration qui ne se dissipent que lors des pauses, lorsque tout le monde quitte le bureau.

En bref, l’open space est le pire ennemi de la concentration, et donc naturellement de la productivité.

La solution : le télétravail

Si les entreprises souhaitent vraiment faire des économies sur les espaces de travail sans pour autant diminuer leur productivité, une autre solution s’offre à elles : le télétravail. Plutôt que de faire tomber les murs des bureaux, laisser les employés travailler de chez eux ou des espaces de coworking permet de cumuler les avantages :

  • les télétravailleurs sont plus efficaces puisqu’ils prennent moins de pauses et sont moins souvent en arrêt maladie
  • moins de bureaux à louer donc plus de rentabilité
  • un bien-être au travail accru grâce à plus de liberté.

Aux entreprises maintenant d’oser faire le premier pas et d’oublier la mode de l’open space au profit de celle du télétravail.

(Photo : source Jean-Etienne Minh-Duy Poirrier)

À propos Mélodie Vanesse

Mélodie Vanesse

Rédactrice pour Zevillage, spécialiste de la rédaction SEO mais aussi passionnée de #voyages

Un commentaire

  1. Je ne pense pas que limiter le télétravail au travail à domicile soit une bonne idée. En fait j’y vois même une régression en repoussant l’individu dans son appartenance à la famille et l’écroulement de la complexité de la structure sociale sur le foyer. Ces notions ne sont même plus homogènes et quasiment universelles comme elles pouvaient l’être auparavant.
    Il faut plutôt penser une gestion du territoire où les collectivités locales prêteraient des lieux de travail aux télétravailleurs à proximité de leur domicile, dans des locaux multiformes avec bureaux, salles de réunion et espaces ouverts et informels permettant des collaborations opportunistes.

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