Flexibilité, collaboratif, nouvelles pratiques d’évaluation : la déferlante numérique change les approches RH et la souplesse a largement gagné les entreprises européennes qui ont modifié en conséquence l’organisation du travail, selon une étude menée par IDC (télécharger, PDF – 1,9 Mo) pour l’éditeur Cornerstone OnDemand auprès de décisionnaires RH et de responsables opérationnels sur les nouveaux environnements de travail à l’heure du digital.

Etude digital - Cornerstone OnDemand-IDC

Cette enquête, L’Évolution des Environnements de Travail à l’Ère de la Transformation Digitale, a été menée dans 16 pays auprès de 1 352 répondants (300 en France), dont 50 % de décisionnaires RH et 50 % de responsables opérationnels.

Selon les résultats de l’enquête, 71 % des organisations permettent le travail depuis le domicile, 78 %, le travail à distance. Et elles sont autant à autoriser les horaires flexibles. Dans la moyenne, la France se révèle même un peu meilleure dans l’adoption des dernières technologies facilitant la tâche des collaborateurs.

« Inertie culturelle »

Cependant, si les principaux freins au télétravail sont la nature de la tâche et les questions de sécurité, les Français se distinguent aussi par leur « inertie culturelle ». Ainsi, « pour 45 % des entreprises, c’est le management qui ne perçoit pas l’intérêt de ce mode de travail », note IDC. Or la société d’études et de conseil établit une corrélation entre le “bonheur au travail” – lorsque le salarié se dit fier de son job et prêt à recommander son employeur –, et les différents aspects de la flexibilité : possibilités de mobilité interne, accessibilité à distance des applications, politique de Byod, travail à domicile…

Collaboration en Europe

La collaboration semble en tout cas de mise en Europe : pour au moins les trois quarts des répondants, les collaborateurs ont tendance à travailler ensemble, à prendre de nouvelles responsabilités et à partager leurs connaissances avec leurs pairs. L’enquête révèle aussi que les managers impliquent beaucoup plus les collaborateurs dans les prises de décision (67 %) que ne le pensent les RH (36 %).

Autre point intéressant : 29 % des entreprises françaises (28 % en Europe) ont adopté une stratégie d’évaluation de la performance des collaborateurs non plus annuelle ou semestrielle, mais régulière ou en continu. 72 % des managers hexagonaux y intègrent d’ailleurs les avis des pairs et des clients – une pratique “collaborative” qui n’est approuvée que par 64 % des DRH. Les tâches RH à plus haute valeur ajoutée ? En France, le recrutement et la formation occupent les premières places, tant pour les managers que pour les RH. Les deux populations citent aussi les enquêtes de satisfaction comme le premier critère d’évaluation de la fonction RH, devant la rétention des nouvelles recrues pour les managers, et le temps de recrutement pour les RH.

Amélioration du “support RH”

Des divergences apparaissent surtout dans les pistes d’amélioration du “support RH”, l’enquête pointant l’importance des statistiques axées sur la performance pour les responsables RH quand les managers veulent d’abord… gagner du temps !

(Source : Fil AFP-Liaisons sociales –Hélène Truffaut )

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