Le Centre d’analyse stratégique (CAS) a remis le 25 novembre le Rapport sur le développement du télétravail dans la société numérique de demain.

Commandé en juillet par Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’Etat au développeemnt numérique, cette enquête est un véritable benchmarking international de l’état du télétravail dans 20 pays de l’OCDE et une recherche des bonnes pratiques.

Cet état des lieux très précis est beaucoup mieux qu’un “rapport de plus” : c’est un document de travail concret qui permet d’avancer plusieurs recommandations pour développer le télétravail en France.

Le travail des rapporteurs a établi que le potentiel de développement du télétravail pourrait concerner jusqu’à 40 % à 50 % des emplois à l’horizon de dix ans. L’effet de masse étant concentré sur les salariés qui télétravailleraient 1 ou 2 jours par semaine.

Le travail de la mission d’enquête du CAS a pointé les difficultés culturelles avec le travail à distance, aussi bien du côté des patrons que de celui des organisations syndicales. Mais aussi le peu d’abus dans l’usage du télétravail constatés à l’étranger.

La voie est donc ouverte pour un “développement du télétravail dans la société numérique de demain”. Le rapport recommande de jouer sur plusieurs leviers pour développer le télétravail, dont :

  • ” une évolution de la culture managériale française en lien avec des transformations des modes d’organisation du travail et de la production pour les adapter à l’économie de la connaissance ;
  • une meilleure connaissance des gains envisageables grâce au télétravail, et plus généralement grâce aux TIC, favorisée par le développement d’informations de référence sur le sujet ;
  • la mise à disposition d’infrastructures numériques de qualité à l’échelle de l’ensemble du territoire, mixant haut débit, 3G et télécentres ;
  • la diffusion d’outils techniques performants, accessibles, fiables et de moins en moins onéreux, préalable à tout télétravail formalisé au sein des entreprises. Les questions de sécurité des données et de gestion de la vie privée doivent cependant faire partie des réflexions sur les technologies.”

Nous pouvons donc nous réjouir que le travail du CAS rejoigne tous les constats et les préconisations auxquels les lecteurs de Zevillage sont habitués : développement des réseaux, création de télécentres ruraux (le rapport analyse parfaitement la situation des télécentres de manière très objective), développement d’un “culture web” et du “management par la confiance”.

Je vous recommande donc fortement la lecture de ce document :