On ne vous le cache pas, chez Zevillage cette grève du 5 novembre fait notre bonheur (sauf pour les difficultés qu’elle engendre, évidemment). On n’a jamais tant parlé du télétravail dans la presse, et c’est tant mieux. De leur côté les espaces de coworking en profitent pour proposer des journées gratuites. De l’entraide, des conseils et pleins d’idée vont peut-être sortir de ces journées de chaos prévisible.

Tout le monde se lève pour le télétravail

Sans s’en rendre compte, la CGT Cheminots, la SNCF et la RATP font l’apologie du télétravail comme l’un des moyens pour s’adapter à la grève du 5 novembre – qui pourrait durer. La presse s’en fait l’écho, la ministre du Travail Muriel Pénicaud a recommandé aux entreprises la compréhension pour le télétravail et, de leur côté, les espaces de coworking font des offres-découverte.

A peu près tous les espaces de coworking proposent leur aide et accueillent (souvent gratuitement) les naufragés de la grève comme le réseau d’espaces Multiburo ou le tout nouveau Tank Media.

Nos amis de Neo-Nomade vont même plus loin grâce à un partenariat avec… la RATP pour cette grève des transports. Une journée gratuite dans plus de 300 coworking d’Ile-de-France ou, pour les entreprises, la mise en place d’une solution de coworking pour tous les collaborateurs !

Petite revue de presse du télétravail pendant la grève

Depuis 12 ans nous recommandons le télétravail comme solution aux intempéries, aux grèves et aux pics d’ozone. Du simple bon sens qui aujourd’hui, enfin, est omniprésent dans la presse.

Stéphane Béchaux, dans l’Express, passe en revue les conseils pour bien s’organiser et rappelle les fondamentaux du télétravail qui reste… interdit si l’entreprise n’est pas d’accord.

Car le télétravail ne fait pas consensus dans les entreprises comme le montre ce tweet :

FranceInfoTV se veut très pratique avec une Foire aux questions et Philippe Duport, dans FranceInfo rappelle la règle pour bien demander à télétravailler pendant la grève. Quant au Figaro, il a créé un dossier regroupant tous les articles – avec un angle très pratique – liés à la grève et aux moyens de s’en sortir, dont le télétravail.

C’est également l’angle juridique et pratique choisi par Sarah Asali dans Capital qui rappelle également les autres solutions alternatives (covoiturage et trottinette, merci pour l’alitération…) pour éviter la grève.

Les télétravailleurs sont-ils des jaunes ?

Enfin, certains journalistes se posent à l’occasion de la grève des questions de fond sur le télétravail comme le Courrier Picard qui reprend une dépêche de l’AFP.

Des questions de fond que l’on peut en effet se poser, avec un regard plus large que le strict sujet du télétravail.

D’abord, que restera-t-il de cette grève du 5 décembre. Les entreprises rodées au télétravail auront absorbé le choc de la grève sans problème. Mais celles qui l’auront pas autorisé pour  leurs salariés en galère ? Elles auront refusé à leurs collaborateurs le moyens de rester productifs, leur auront imposé, de fait, des heures de transport ou la prise de jours de congé (pour les plus consciencieux et les plus motivés). Se poseront-elle la question de leur management et de leur attractivité pour des candidats ?

Côté syndicats, on peut se demander si les modes d’action hérités du XIXe siècle (un rapport de force dans lequel une minorité impose un perte de liberté à une majorité) ne pourrait pas évoluer avec un peu d’imagination. Cela ne devrait pas faire de mal à leur image et, peut-être, améliorer leur très faible représentativité réelle.

Faute de quoi ils pourraient bien accuser les télétravailleurs d’être des jaunes, des briseurs de grève.

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