L’organisation des entreprises  est de plus en plus remise en cause. La blockchain permet elle une organisation du travail collaborative et auto-gérée.

Source: www.maddyness.com

Vous connaissez le phénomène de la Blockchain, ces bases de données décentralisées qui permettent de sécuriser des transactions entre deux parties en se passant d’un tiers de confiance?

Blockchain et gouvernance

Dans le domaine de la finance elle a, notamment, donné naissance au Bitcoin. Et elle inquiète beaucoup les banques, tiers de confiance monopolistique des transactions financières.

Mais la blockchain connaît aussi des développements dans d’autres secteurs comme l’immobilier ou la politique. La quintecence de “l’ubérisation” qui supprime les intermédiaires sans valeur ajoutée. De quoi ubériser Uber lui-même !

Plusieurs applications se sont penchées sur ce problème de l’amélioration de la gouverannce à l’aide de la blockchain.

Backfeed propose de décentraliser les organisations : ” Le protocole blockchain prend la place de l’autorité et organise toute la vie de la société précise la magazine. Chaque salarié peut créer et rejoindre des projets, soumettre librement des contributions” .

Colony applique également ce phénomène de Blockchain au management et à la gouvernance des organisations. (ajout : voir aussi le projet Startin’blox qui ne repose pas sur la blockchain mais affiche les mêmes ambitions de décentralisation des organisations).

Le manager est-il indispensable ?

Mais comme l’explique Colony dans sa profession de foi, la coordination par un manager est-elle toujours nécessaire ? :

Dans le passé, il y avait des tâches importantes et complexes qui nécessitaient l’intervention de nombreuses personnes. Les ” coûts de transaction ” liés à la coordination entre les personnes étaient élevés, c’est pourquoi le concept de manager a été introduit. Comme le nombre de managers augmentait, un manager des managers a été créé… et des hiérarchies ont été formées.

Il en est résulté un ordre, une clarté de l’autorité, du rang et du pouvoir. Ils renforçaient un seul lien principal : celui entre le manager et l’ouvrier, et permettaient un style de leadership de commandement et de contrôle qui a connu un succès retentissant à l’ère industrielle.

Aujourd’hui, la technologie et la connectivité ont accru notre capacité à nous auto-organiser, en collaborant plus facilement au-delà des frontières organisationnelles internes et externes. Il n’est plus nécessairement vrai que la coordination par un manager soit plus efficace que l’auto-organisation des gens. Le travail en réseau nous permet de nous organiser avec de nombreux types de connexions différentes, et une autonomie accrue “.

Des outils de libération de l’entreprise ou des pièges chronophages ? Peut-on remplacer le management humain par des algorythmes (la réponse est un peu dans la question) ? L’avenir le dira mais il ne serait pas prudent de rester dans le déni face à cette évolution.