Illustration chez Nexdoor, espace de coworking de Bouygues Immobilier

Espace de travail répondant à l’isolement des travailleurs indépendants de l’économie créative il y a encore 10 ans, le coworking se diffuse et se voit comme la future norme en matière de bureau. Au-delà des tables de ping pong et les apéros networking, c’est l’avenir de l’immobilier de bureau qui se joue.

(Source : Slate)

La mutation de l’espace de travail est là, les gros acteurs de l’immobilier de l’entreprise s’y lancent tous les uns après les autres ainsi que quelques challengers indépendants ou adossés à de gros acteurs : Nexdoor-Bouygues immobilier ; Stop&Work et Spaces chez Regus ; Blue Office-Nexity ; MultiburoWeWork ; Now ; StartWay-La Poste ; La Cordée-Caisse des dépôts ; Remix coworking ; CoolandWorkers ; Second Desk-Gecina

Cet article de Slate (où vous retrouverez Zevillage) aborde bien la profonde transformation des usages du bureau : on est passé d’une dialectique bureau fermé-open space à une offre flexible faite de bureaux partagés, de salles de réunion, de bureaux fermés, d’espaces de détente. Des espaces professionnels dans lesquels on peut accueillir tous les usages d’une journée de travail ; concentration, partage, échange, travail en équipe. Le tout en respectant les codes de coolitude, de confort et de partage propres au coworking.

Pour les foncières ou les aménageurs l’enjeu est important. Il s’agit de répondre aux attentes de souplesse d’aménagement des utilisateurs sans obérer leurs coûts par des structures trop rigides.

Coworking : les soviets et l’Internet ?

L’arrivée sur le marché de ces acteurs de l’immobilier s’est parfois traduit par une approche formelle du phénomène (baby-foot et mobilier Steelcase) en refusant d’investir dans ce qui fait la valeur ajoutée du coworking : une communauté vivante.

Or, cet aspect communautaire représente un coût pour l’opérateur et était souvent vu comme un obstacle au modèle économique voire une injonction sectaire.

Là encore, les fausse oppositions sont en voie d’extinction. Les opérateurs immobiliers rejoignent les gros acteurs du coworking comme WeWork, Now ou StartWay : en dehors de la communauté, point de salut, avec toutes les nuances culturelles de chaque opérateur.

Quel avenir alors pour les petits espaces historiques qui ont souvent vu les opérateurs immobiliers comme des traitres à la cause ou des récupérateurs marchands de concept ?

Les espaces de coworking « canal historique » ont toute leur place dans le paysage s’ils se professionnalisent pour assurer leur viabilité économique. Et on peut dire qu’ils ont gagné la bataille car ils ont imposé un mode de travail et de fonctionnement qui diffuse dans tout le monde économique.

Et la mutation n’est pas terminée, nous n’en sommes qu’au début de cette flexibilité immobilière. La fusion du grand mouvement fait de souplesse d’organisation, de télétravail, de bureaux partagés et de démobilité est en marche !

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