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Seniors entrepreneurs, un phénomène durable (2/2)

En entreprise, ils ont bien souvent l’image de salariés sur le déclin. On estime qu’ils ont l’âge de passer la main… Beaucoup d’entre eux préfèrent prendre les rênes ! Une tendance soulignée dès 2013 par l’Observatoire Alptis dans son étude « Seniors : les nouveaux entrepreneurs » (PDF à télécharger) et qui, malgré nombre d’écueils économiques, semble se confirmer. 2e partie de l’article sur le seniors.

Senior entrepreneur

 

Des profils seniors et variés

Les plus de 50 ans (22 millions de personnes) représentent près de 28% de la population active et 40% des entrepreneurs. La plupart ont une longue expérience professionnelle et disposent d’un solide réseau.

Qu’ils soient entrepreneurs classiques ou qu’ils optent pour l’auto-entreprise, il s’agit majoritairement d’hommes (68 à 77%). Mais le nombre de femmes, encore pénalisées dans l’entrepreunariat par des carrières professionnelles morcelées, ne cesse d’augmenter.Certains sont encore salariés, d’autres déjà retraités.

Même si 50% d’entre eux étaient privés d’emploi, leur envie de créer, de reprendre une entreprise ou d’inventer leur propre emploi n’est pas toujours dictée par des difficultés économiques. La première motivation déclarée est le besoin d’indépendance et la volonté d’exploiter leur expérience.

Les seniors entrepreneurs sont généralement moins diplômés que les start-uppers mais 38,5% d’entre eux ont un cursus universitaire. Leur force réside dans l’expérience et même l’expertise professionnelle, le relationnel et la confiance en soi. Ils choisissent souvent des secteurs d’activités correspondant à leur précédent métier et privilégient le BtoB.

Entrepreneurs ou auto-entrepreneurs ?

C’est par le choix du statut que l’on distingue deux grandes catégories de seniors entrepreneurs.

Les créateurs ou repreneurs d’entreprises sont le plus souvent d’anciens cadres et même d’anciens dirigeants ayant cédé leur propre entreprise. Leur situation financière et leur patrimoine favorise l’investissement et l’accès aux crédits nécessaire à de tels projets.

Plus largement, ils ont la fibre entrepreneuriale depuis toujours et une irrépressible envie de travailler autrement, de transmettre leur savoir-faire.

Côté auto-entreprise, les profils sont plus difficiles à cerner. Les quinquagénaires sont 36% à avoir opté pour ce statut afin d’assurer leur propre emploi. L’activité choisie n’est pas toujours liée au métier exercé mais bien souvent à un domaine qui les passionne.

Un détail mérite d’être souligné : 13% des auto-entrepreneurs ont plus de 60 ans. Beaucoup sont déjà à la retraite et ont choisi cette voie pour exercer une activité de complément dont ils pourront gérer la durabilité sans problème. D’ailleurs, moins de la moitié d’entre eux l’exerce à titre principal.

Leur motivation trouve son équilibre entre complément de revenu et volonté de rester actif. Par ailleurs, ils génèrent des revenus de 33% supérieurs aux auto-entrepreneurs âgés de 41 à 50 ans !

Et dans 15 ans ?

Les seniors représenteront près de 40% de la population française en 2030. C’est-à-dire demain ! Comment la société pourrait-elle ignorer ou se passer de cet apport….

Leur choix d’entreprendre, quels que soient l’activité et le statut choisis, est basé sur la réalisation de soi et va de pair avec l’augmentation de l’espérance de vie, en bonne santé.

Leur engagement revêt une dimension économique et sociale. Ces seniors contribuent grandement au développement de certains territoires, notamment à travers la reprise d’entreprises vouées à disparaître, faute de repreneurs qualifiés.

(Photo : Olu Eletu)

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Signature collective des rédacteurs de Zevillage.

3 plusieurs commentaires

  1. Dans vos illustrations sur les « séniors » … ! Vous pensez qu’à 50 ou 60 ans, on ressemble nécessairement
    à un « santon de provence » tout ratatiné, ridé, les cheveux blancs affreux et l’air idiot ???

    Je ne me reconnais pas là-dedans !!!

    • Vous avez raison, la photo est un peu « provocatrice ». C’est pour mieux souligner l’aberration qui consiste à marginaliser les ressources humaines à partir de l’âge de 50, voire 45 ans !

      Pour notre part, nous pensons que la retraite devraient pouvoir se prendre à la carte, selon ses capacités et ses envies. Je connais des entrepreneurs de 70 ans hyper actifs 😉

  2. Moi qui travaille en tant que consultant RH avec des cadres seniors en recherche d’emploi,
    je confirme que l’on marche sur la tête en France: les mauvais recruteurs mériteraient d’être sanctionnés par le Défenseur des Droits. Entre 45-50 ans et 60 ans alors, on est pré-retraité d’office ?? C’est absurde…Créer son propre emploi n’est pas une solution pour tout le monde ! Et je rejoins Caroline: vous illustrez mal votre propos si vous souhaitez vraiment reconnaître que l’expérience est un atout sur le marché du travail

Lire les articles précédents :
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