Publiée par ADP, The Workforce View in Europe 2018 (soit l’étude annuelle de l’entité) laisse transpirer au moins un constat étonnant sur l’état du travail indépendant.

Le travail indépendant en perte de vitesse ?

Proposant « d’accéder aux opinions, états d’esprit, craintes et espoirs de quasiment 10 000 salariés répartis sur le continent européen (en Allemagne, en Espagne, en France, en Italie, aux Pays-Bas, en Pologne, au Royaume-Uni et en Suisse », cette étude met en exergue cette gestion du changement problématique à bien des égards pour les employeurs. Sont évoqués l’automatisation, les compétences, la productivité, mais aussi le travail indépendant. Et c’est au sujet de ce dernier que les conclusions étonnent.

Voyez plutôt : « Malgré une croissance exponentielle au cours des dernières années, certains signes montrent que le travail indépendant attire moins, puisque le nombre de salariés prêts à envisager ce mode de travail a baissé (60 % contre 68 % en 2017) de même que celui des salariés envisageant activement de franchir le pas (8 % soit une baisse de 7 points). » En cause, un optimisme en baisse ? La piste n’est pas à écarter : « Les travailleurs indépendants sont également un peu moins optimistes qu’ils ne l’étaient en 2017 (77 % contre 79 %), peut-être parce que certaines des réalités les moins positives liées à ce mode de vie commencent à émerger chez les personnes concernées. »

Pour autant, des nuances sont à souligner entre les pays, et entre les profils (la différence d’âge est clairement à prendre en compte : « Le tableau paneuropéen masque des différences marquées entre les pays. Par exemple, le désir de devenir indépendant atteint son apogée en Italie, où plus d’un quart (26 %) des salariés envisagent activement de franchir le pas, suivi de près par le Royaume-Uni, où ce chiffre est de 20 %. Un chiffre qui contraste fortement avec celui des Pays Bas où seulement un salarié sur dix (10 %) est tenté de s’installer à son compte. Il existe également des différences selon l’âge, les jeunes de 16-24 ans étant trois fois plus nombreux que les plus de 55 ans à vouloir devenir travailleurs indépendants (29 % contre 9 %). Quant à l’industrie, les salariés des arts et de la culture sont les plus susceptibles d’envisager le changement (30 %), soit le double des salariés du secteur de la santé (15 %). »

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