Les organisations patronales (Medef, CPME, U2P) et syndicales (CFDT, CFE-CGC, CFTC, FO, CGT) se sont retrouvées, le 6 mars, au siège du Medef, pour la première séance relative à la Concertation sur le télétravail.

Confrontation

Pour cette entrée en matière, les deux camps ont accouché d’un calendrier de rencontres rythmé par des auditions (24 mars, 5 et 26 avril, 2 mai) et une séance plénière (le 9 mai). A l’issue de cette dernière date, une décision sera prise concernant l’ouverture ou non d’une négociation.

« Après plusieurs mois de tergiversations, de bilatérales mal préparées, la discussion a enfin démarré dans un climat serein, remarque Hervé Garnier, négociateur de la CFDT. L’objectif des organisations syndicales est d’aller plus loin que la simple publication d’un guide des bonnes pratiques. Nous voulons aboutir à un véritable toilettage de l’ANI de 2005 et de la loi de mars 2012 ».

Toilettage de l’ANI de 2005

Alors que les entités qui seront auditionnées restent encore à préciser, quelques noms ont toutefois été avancés. L’Anact, l’Orse, de grands groupes comme Orange, Sanofi, EDF ou Atos devraient ainsi être entendus par les négociateurs. De même, certaines PME innovantes devraient être conviées. « L’objectif est de bénéficier d’une vision la plus large possible des pratiques existantes », soulève un responsable syndical.

Prévue par l’article 57 de la loi Travail, la concertation sur le télétravail devait s’engager avant le 1er octobre 2016. Elle devrait désormais passer le cap des prochaines échéances électorales. Avec toutes les incertitudes qui en découlent…

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