GFP, une PME de 360 personnes située à Chartres en Eure-et-Loir, spécialisée dans la gestion de contrats d’assurance pour compte de tiers, mettra en application son accord sur le télétravail dès le 1er janvier 2014. Très en pointe, cet accord autorise le télétravail jusqu’à 4,5 jours par semaine.

Début décembre, les salariés ont approuvé, par référendum, le texte signé le 18 novembre par le PDG, William Feurté, et une représentante de section CFDT de l’entreprise, au terme d’une consultation du CHSCT et du CE.  « Une dizaine de personnes sont prêtes », affirme William Feurté, le PDG de l’entreprise, qui estime pouvoir toucher rapidement 10 % de l’effectif. Ces salariés occupent un métier de gestion, d’accueil téléphonique ou du développement informatique, qui forment la plus grande partie de l’effectif.

GFP-France

Qualité de vie au travail

Seules les fonctions dont l’activité nécessite d’être réalisées dans l’entreprise, comme l’édition et  l’affranchissement des courriers, ont été exclues de l’accord. Le dispositif ne dissocie pas les conditions de travail de la performance de l’entreprise.

L’accord fait ainsi référence au contexte, national, des négociations en cours sur qualité de vie au travail, ainsi qu’aux mesures sur le télétravail inscrites dans la loi Warsman dite de simplification du droit, du 22 mars 2012, et dans l’ANI du 19 juillet 2005 dont celle-ci s’inspire. La direction s’est fait conseiller pour le déploiement du télétravail par le cabinet Adverbe.

Formation des salariés

L’accord de GFP précise que  « le télétravail n’est ni un droit, ni une obligation». Certains critères d’éligibilité doivent être réunis, indépendamment de la fonction occupée. Il faut ainsi avoir une ancienneté significative à son poste de travail et  « jusqu’à douze mois en moyenne de présence, selon l’intérêt du service, pour l’acquisition des connaissances nécessaires à effectuer son travail en toute autonomie ».

L’entreprise s’engage à former ses salariés et à leur fournir un “guide du savoir travailler chez soi”. GFP ne limite pas le nombre de jours de télétravail dans une semaine (ils peuvent aller dans les faits jusqu’à 4,5 jours par semaine), qui est laissé à l’appréciation de l’employeur et du salarié, par avenant au contrat de travail. L’entreprise fournit l’équipement informatique et prend en charge 30 €/mois de coûts de téléphonie IP.

Gains de productivité

William Feurté espère dégager 15 à 20 points de productivité grâce au télétravail, qu’il veut développer le plus largement possible.  « Notre métier exige de la flexibilité. Les effets de seuils liés à la perte ou au gain de nouveaux contrats peuvent coûter cher, en termes de location de bureaux. Le télétravail nous permet de contenir de tels coûts, tout en donnant aux salariés un meilleur confort de travail ».

Télécharger l’accord télétravail de GFP

(Source : Fil AFP-Liaisons sociales)