«  Travailler de chez soi au lieu d’être en arrêt maladie. C’est la piste de réflexion du gouvernement qui réfléchit à l’usage du télétravail pour limiter le nombre de certains arrêts maladie. Une idée sur laquelle planche la mission commandée par le Premier ministre Édouard Philippe selon nos informations. »

Source : RTL

Selon cette information de RTL, la mission commandée par le Premier ministre réfléchit à la possibilité de faciliter le recours au télétravail pour les salariés dans certains cas d’arrêt-maladie. Par exemple, une jambe cassée rend le déplacement au bureau difficile mais n’empêche en général pas de travailler.

L’enjeu est important, pour les courts arrêts-maladie bien-sûr mais surtout pour les arrêts supérieurs à 6 mois. Ces derniers représentent «  à peine 7% des arrêts de travail et coûtent près de la moitié des dépenses de l’Assurance maladie (44% du coût des arrêts pour l’Assurance maladie) ».

Cela paraît une mesure de bon sens qui produirait d’importantes économies pour le budget de la sécurité sociale. Et qui permettrait au salarié de ne plus être éloigné de son collectif de travail, de « rester dans le coup » de la vie de l’entreprise.

Un recours prudent au télétravail

Mais la mise en oeuvre de ce dispositif nécessite quelques précautions. Précautions pour éviter la pression de l’employeur (ou de l’Assurance maladie), possibilité de va et vient entre les modes de fonctionnement (arrêt et travail), concertation entre le salarié, l’employeur et le médecin traitant.

On se souvient du tollé qu’avait provoqué il y a presque dix ans, en 2009, un amendement du député Frédéric Lefebvre qui proposait un dispositif similaire. Un amendement finalement rejeté et désavoué par son propre parti. La vision du télétravail a beaucoup évolué depuis lors et la nouvelle proposition pourrait être accueillie avec moins de dogmatisme.

Il reste que cette approche partielle du télétravail démontre que cette forme d’organisation est toujours mal comprise. Le télétravail c’est de la liberté d’organisation, de la qualité de vie donnée aux salariés, de l’autonomie, de la réappropriation de son temps personnel.

Cela devrait être un dispositif accessible à tous (si le métier le permet) et tout le temps (dans la limite de sa mission et des besoins de liens dans l’équipe). C’est dommage de le considérer comme un gadget dans une vision utilitariste pour répondre à un pic d’ozone ou à un arrêt-maladie.

(Illustration : Wikipedia)

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