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Télécentres : échec, réussite ou dimension expérimentale ?

Le géographe Bruno Moriset vient de publier une nouvelle note de recherche intitulée Les télécentres dans les territoires ruraux français : Essai d’évaluation. Un essai qui met en évidence les conditions du succès du développement rural à l’aide de télécentres.

La note de Bruno Moriset est un complément de son précédent article sur les télécentres et le développement rural. Il fait cette fois-ci un point précis et sévère du développement des télécentres en France après les avoir à peu près tous joints par téléphone :

  • 10 centres ne voient jamais de télétravailleurs
  • 6 centres sont fréquentés d’une manière sporadique, avec des périodes de vacance complète durant parfois plusieurs mois, surtout en hiver
  • 8 centres reçoivent entre un et cinq télétravailleurs réguliers ou permanents
  • 1 réseau de trois centres est fréquenté par 17 utilisateurs réguliers
  • 1 centre compte 14 utilisateurs réguliers.

Un constat qui permet de tirer quelques enseignements. Les échecs sont souvent le fait de télécentres isolés qui n’offrent pas la plus-value dont parle l’auteur (et que nous citions dans cet article sur les bonnes pratiques pour réussir un télécentre) :

  • un environnement de travail de standing professionnel, flexible d’utilisation
  • un dispositif technique d’un niveau supérieur à ce que les télétravailleurs peuvent attendre à domicile
  • de l’animation et des services de nature à créer de la convivialité, du lien social, du « réseautage ».

La note cite, heureusement, des succès comme les télécentres du Cantal, de l’Ariège, du Pays Nivernais Morvan, de la Loire et cite aussi des exemples de coopératives qui rassemblent aussi des télétravaillerus comme Port-Parallèle ou l’Envol à Dijon.

La conclusion de cette note de recherche est assez simple : les échecs sont à relativiser, il faut laisser la place à une dimension expérimentale et être souple :

 » Cette distinction entre télécentre, pépinière, hôtel d’entreprise ou centre d’affaire, ne doit pas constituer un blocage. Si un télétravailleur indépendant décide d’être présent en permanence sur le site, développe son entreprise, recrute un salarié… la valeur ajoutée créée sur le territoire n’en n’est que plus grande. Même si on sort du cadre de référence original du télécentre. La flexibilité est donc requise.  »

Télécharger la note de recherche (PDF, 148 ko) Les télécentres dans les territoires ruraux français : Essai d’évaluation

À propos Xavier de Mazenod

Fondateur de la société Adverbe spécialisée dans la transition numérique des entreprises et éditeur de Zevillage.

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