Profiter de journées de télétravail demande un minimum d’organisation et d’adaptation. Car on l’apprend très vite : une journée de télétravail n’est pas une journée de travail comme les autres. Deux choses changent radicalement, pour un manager, entre une journée de télétravail et une journée au bureau : l’espace et le temps.

 

L’environnement de travail de François, posté sur la page Facebook de Zevillage

Pour me présenter brièvement, je m’appelle François Houste et je suis actuellement responsable de marché dans une agence marketing digital. Je gère une équipe de deux personnes et une vingtaine de clients, sans compter bien entendu une multitude de prospects, de contacts divers et partenaires réguliers.

L’espace d’abord

Je n’apprendrai rien à personne en vous disant que le télétravail est avant tout un éloignement physique par rapport à ses collègues de travail, et plus gênant par rapport à son équipe. Et pourtant, la journée de télétravail n’est pas une journée d’indisponibilité, loin de là.

Il est clair que même en travaillant à domicile, je dois être disponible pour les imprévus et pouvoir continuer à gérer projets et collègues. Le point clé reste dans cette relation la maîtrise des canaux de communication et des priorités.

La veille de mes journées de télétravail, j’essaye donc au maximum de prévenir les personnes avec lesquels je gère des projets communs de mon absence physique et surtout de niveaux d’urgence dans les communications.

Les problématiques qui peuvent attendre 24h attendront, les points qui demandent confirmation peuvent être traités par mail ou Messenger, les véritables “crises” nécessitent elles le téléphone et l2 contact le plus direct possible.

Le point est de part et d’autre et savoir identifier ces niveaux de priorité pour ne pas créer des échanges plus difficiles (oui, la conversation écrite ou téléphonique est plus difficile qu’une réunion) et éviter les frustrations dues à un manque de réactivité. De mon côté, l’impératif reste bien entendu d’être joignable sur les différents supports : en gros avoir a minima un téléphone mobile et un smartphone à portée de main dans n’importe quelle circonstance.

Le temps ensuite

Le télétravail est une plage de temps à part dans l’enchaînement des journées de travail. Pour ceux qui connaissent la vie en agence, il est difficile dans ce type d’environnement de passer plus de 30 minutes d’affilée sur un projet précis. Réunion, points informels, appels des clients… sont fréquents et interrompent souvent les plages de travail de fond.

Le télétravail permet en général de lutter occasionnellement contre ce morcellement du travail.

Avec l’éloignement, et les process de communication énoncés plus haut, on limite les interruptions dans une séquence de travail et on peut ainsi travailler sur des projets de plus “grande envergure”. Cela demande également une organisation préalable, une journée de télétravail n’était en général pleinement profitable que si elle est planifiée. Je réserve donc à ces journées les travaux d’étude de marché, les propositions et stratégies un peu poussées, dans la mesure où ils ne demandent pas trop d’interaction avec le reste des équipes.

En fait, le télétravail occasionnel m’oblige à être plus organisé encore que d’habitude dans la gestion des projets. Organisation des relations entre collègues, définition préalable de l’organisation de la journée… contrairement à une idée reçue, tout ça ne s’improvise pas si l’on veut rester efficace.

Et vous, comment organisez-vous vos journées de décrochage ?