D’après une étude réalisée par Pôle Emploi et publiée un peu plus tôt dans l’année, il semblerait bien que le diplôme ne soit plus un critère déterminant. Pour 59 % des employeurs, il n’est pas un critère essentiel.

Compétences comportementales : les “soft skills » ont la cote auprès des recruteurs

Plutôt, ils vont miser sur ce que l’on appelle les compétences comportementales (les fameux « soft skills ») des candidats. 60% des recruteurs estiment qu’elles sont d’ailleurs plus essentielles que les compétences techniques.

Dixit Pôle emploi, 10 compétences comportementales seraient très en vogue chez les employeurs, parmi lesquelles la capacité à s’organiser, prioriser les tâches (98%), la capacité d’adaptation (94%), l’autonomie (93%), le sens des responsabilités / la fiabilité (93%), le travail en équipe (90%), la connaissance et le respect des règles (84%), la capacité à actualiser ses connaissances (83%), le sens de la relation client (72%), la capacité d’initiative / la créativité (69%) ou encore la capacité à travailler sous pression et à gérer le stress (62%).

Le diplôme désormais caduque ?

La question mériterait alors d’être posée : le diplôme a t-il encore une véritable utilité, dès le moment où les recruteurs n’y font plus attention ? Pour aller un peu plus loin sur cette réflexion, rappelons qu’en août 2017, France stratégie publiait un rapport se basant sur des chiffres de l’OCDE et dans lequel il était expliqué qu’un français sur deux occupait un poste n’ayant aucun lien avec sa formation d’origine.

La cause était pointée du doigt sans détour : le diplôme n’est effectivement plus un critère déterminant du côté de bon nombre d’employeurs. Pour tenter de colmater le problème, France stratégie évoquait la piste RH, et plus précisément la refonte des pratiques en vogue au sein des ressources humaines.

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