Interview intéressante de Patrick Vuitton, délégué général de l’Avicca, sur le haut et le très haut débit, à l’occasion de l’attribution des licences Wimax par l’Arcep :

” (…) La mécanique de mutation entre le bas débit et le haut débit est
aujourd’hui rodée, grâce aux investissements des opérateurs privés et
des collectivités locales. Mais aujourd’hui la frontière se déplace
vers le très haut débit. Et là, la France n’est pas armée.

L’investissement dans un réseau THD de taille nationale est estimé à
40 milliards d’euros. Or ni les collectivités publiques – à l’exception
de deux départements, l’Ile-de-France et les Hauts de Seine, les plus
riches de France -, ni les opérateurs fixe n’ont les moyens d’un tel
investissement. L’Etat a sur ce point un rôle essentiel à jouer en
termes de péréquation territoriale. Or aucun plan de financement n’a
encore été annoncé, le débat politique n’a pas encore eu lieu, ni du
côté du ministre de l’Industrie, ni de celui du ministre délégué à
l’Aménagement du territoire. La France est en train de prendre du
retard sur le très haut débit. (…)”