Ils sont 40% de Français à estimer que l’entreprise pour laquelle ils travaillent ne prend pas en compte leur équilibre vie privée-vie professionnelle, indique une étude menée par Targus au printemps, réalisée par OnePoll auprès de 7 000 salariés dans sept pays (Royaume-Uni, France, Pays-Bas, Espagne, Afrique du Sud, Suède et Finlande).

Des différences se font ressentir entre les pays sur les équilibres entre vie privée et professionnelle, indique Targus dans une étude menée sur les conditions de travail et le télétravail.

En effet, 40 % des Français ressentent un manque de soutien de la part de leur entreprise sur ce sujet. Les sondés espagnols sont en revanche les champions du classement avec 34 % d’entre eux qui estiment que leur style de vie est respecté par leur entreprise.

Des différences en Europe pour la vie privée-vie professionnelle

L’étude indique également que plus de 52 % des Européens actifs avouent à avoir du mal à faire de l’exercice physique à côté de leur activité professionnelle. Ils sont 43 % à affirmer « n’avoir pas le temps » et 9 % citent le stress comme raison principale pour ne pas s’entraîner.

Le manque de temps est aussi évoqué comme la raison principale chez les Français. Ces derniers sont 23 % à se dépenser 4 fois par semaine ou plus, contre 45 % aux Pays-Bas. « Les entreprises doivent encourager davantage des styles de vie plus sains et plus flexibles, en mesure d’avoir un impact clé sur leur business. En effet, si les dirigeants veulent attirer et garder leurs talents, il est important qu’ils évaluent régulièrement leur espace et leurs conditions de travail pour s’assurer qu’ils s’adaptent aux nouvelles tendances de demain », souligne Lisa O’Keeffe, Head of engagement chez Targus.

Le télétravail peu prisé par les employeurs européens

Seulement 24 % des Français déclarent que le télétravail est encouragé par leur entreprise qui leur fournit des outils numériques, tels que des smartphones, tablettes et ordinateurs portables, pour pouvoir travailler n’importe où.

Au Royaume-Uni, ce chiffre s’élève à seulement 12 %. Malgré un changement législatif dans de nombreux pays, 31 % des travailleurs européens en moyenne indiquent que leur entreprise refuse par le télétravail, contre 18% qui admettent que ce dernier est certes « autorisé » mais pas « encouragé ».

Des installations à revoir

Si des réticences existent encore sur le télétravail, le travail dans l’entreprise pose souvent des problèmes en matière d’installations et d’équipements, juge l’étude.

Ainsi, environ 45 % des sondés en France affirment que leur entreprise n’offre pas un espace de travail confortable et convivial, avec des équipements récents et technologiques comme des bureaux assis/debout, des sièges modulables et des écrans ajustables, par exemple. « Le monde du travail est en train de changer. Les employés de tous les secteurs s’attendent à une expérience de travail plus souple et plus enrichissante, qui ne repose pas uniquement sur des horaires stricts du lundi au vendredi entre 9 h et 17 h », déclare Lisa O’Keeffe. « Cependant, les espaces de travail ne semblent pas adaptés à ce changement, avec des cultures en internes pas encore prêtes à adopter la souplesse que les employés recherchent et apprécient aujourd’hui ».

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