Vendredi 13 mars 2015, 22 groupements d’employeurs (GE) ont créé le Syndicat National des Groupements d’Employeurs (SNGE). Ce syndicat patronal a pour objectif unique la défense, la promotion et la représentation des groupements d’employeurs de France.

Syndicat des groupements d'employeurs

Rappelons qu’un groupement d’employeurs est un réseau d’entreprises qui se regroupent pour partager des salariés. Une organisation qui permet aux entreprises de pourvoir des postes qui n’ont pas besoin de salariés à temps plein. Un salarié peut donc assurer un temps plein réparti entre plusieurs employeurs, une moyenne de 3.

Le SNGE regroupe des groupements d’employeurs de 12 régions françaises, et représente 4 secteurs d’activité : agriculture, associatif, multisectoriel, insertion et qualification.

Le conseil d’administration se compose de 12 groupements d’employeurs : Adeliance, Progressis, Cornoualia, Solutions Compétences, GEM Demain, Helys, AGE, GE Interpro, Terraliance, GE/GEIQ 47, Venetis, Alliance Emploi.

Pour Jean-Luc Connan, directeur du groupement Progressis en Normandie, “la création de ce syndicat est le fruit d’un travail efficace, depuis avril 2014, mené par un collectif de 9 groupements d’employeurs. La force du syndicat SNGE est de regrouper les plus importants GE de France, qui ont la volonté d’apporter leurs compétences de façon bénévole dans l’intérêt de tous les groupements.”

Les cotisations du nouveau Syndicat ont été fixées (suivant le nombre de salariés équivalents temps pleins EQTP de chaque groupement d’employeurs).

Le syndicat a l’ambition de regrouper 40 groupements fin 2015, et 100 GE fin 2017.

Il va agir immédiatement sur 3 sujets essentiels dès cette année 2015 :

  • suppression du risque de “double peine” avec l’obligation AGEFIPH d’employer des travailleurs handicapés
  • promotion et/ou obligation de passer par un GE pour résoudre enfin le temps partiel subi en France et seule façon de respecter le 24 heures minimum
  • possibilité pour les GE de pouvoir gérer simplement la “double fiscalité”, pour les adhérents du GE non assujettis à la TVA.

” J’invite donc tous les groupements d’employeurs de France à adhérer au syndicat SNGE, continue Jean-Luc Connan, pour défendre les vrais sujets actuels des GE. Il observe également qu’en “2015, année des 30 ans des GE, les groupements d’employeurs semblent arriver à une maturité pour se prendre enfin en main pour développer l’emploi à temps partagé en CDI. Toutes les initiatives passées d’opportunistes esseulés ont avorté, car les groupements d’employeurs ne progresseront qu’associés dans un collectif avec des valeurs, un cap et des actions validées par des résultats concrets.”

Le Syndicat National des Groupements d’Employeurs a aussi l’ambition de faire reconnaître le GE comme l’outil de la flexisécurité français.

Le premier conseil d’administration en charge d’élire le bureau du syndicat, est fixé au mercredi 29 avril à 12 heures à Paris.