Puisqu’on vous le dit, s’installer dans Zevillage, c’est tendance !

Toute la presse a fait écho à la publication des statistiques démographiques de l’Insee après les enquêtes de recensement de 2005. La population française croît, on s’en doutait mais elle est aussi plus nombreuse à quitter la ville pour s’installer dans les bours ruraux comme le constate Le Figaro du 18 janvier :

” Plus elles sont petites, plus elles attirent. Celles de moins de 1 000 habitants ont vu leur population croître de 1,2% chaque année depuis 1999. Même les villages de moins de 500 personnes ont connu un accroissement démographique important grâce à l’arrivée de retraités ou celle de couples avec de jeunes enfants, avance Jean-Michel Charpin, le
directeur général de l’Insee. Certains retrouvent leur région d’origine après une vie de labeur. Les familles recherchent sécurité et confort pour élever leurs enfants, nés la plupart du temps dans une grande agglomération.”

Le Monde insiste, lui, sur les nuisances engendrées par cet exode urbain et sur les exigences de qualités de service des rurbains :

” En avril 2005, une enquête de l’Institut français de l’environnement (IFEN) avait souligné les effets néfastes de ce phénomène au niveau des petits bourgs ruraux : dégradation des paysages, accroissement des risques d’inondation et de pollution des écosystèmes (Le Monde du 14 avril 2005).

Les inconvénients sont également sociaux. L’offre de services, d’équipement et d’emplois peine à suivre le rythme de la “rurbanisation”. Certaines collectivités territoriales tentent d’y remédier : en Seine-et-Marne, le conseil général a par exemple mis au point des transports “à la demande” par minibus, finance des assistantes maternelles et projette d’étendre l’accès à l’Internet haut débit.”