Le ministre fédéral belge de l’Emploi Kris Peeters a présenté, le 7 mars dernier, le dispositif de l’« alerte travail à domicile » qui peut désormais être déclenchée par l’Institut royal météorologique (IRM), la veille, en début de soirée, lorsqu’elle lance un code orange ou rouge concernant le niveau de risque de verglas sur les routes.

Eviter les kilomètres de bouchon

La situation sera confirmée ou adaptée le lendemain à six heures du matin. L’objectif du dispositif est de permettre aux employeurs d’accéder aux demandes individuelles des salariés de travailler à leur domicile, y compris en élaborant à cet effet des procédures relatives au télétravail en cas de force majeure dans le cadre d’une convention collective de travail (CCT). Les entreprises sont donc invitées, dans le cadre de la loi concernant le travail faisable et maniable de mars 2017, à fixer de telles procédures de télétravail occasionnel via le règlement de travail ou des CCT, permettant le télétravail occasionnel lorsque l’IRM active le code orange ou rouge en cas de circonstances atmosphériques hivernales.

Alerte travail à domicile : et quoi après le verglas ?

Le ministre a justifié ce dispositif en prenant l’exemple du 11 décembre 2017, où la neige a engendré quelque 1 300 kilomètres d’embouteillages sur le réseau routier au cours des heures de pointe. Or, lors d’un test effectué le 8 février dernier, lorsque l’IRM a annoncé, en fin d’après-midi, un code orange pour le lendemain, le ministre de l’Emploi a invité les employeurs et les salariés à prévoir pour lendemain le recours au travail à domicile ou au télétravail. Dans une phase ultérieure, le ministre du Travail veut chercher un accord avec les chaînes de télévision pour qu’elles puissent relayer les alertes travail à domicile dans leurs bulletins météo.

Le dispositif a récemment été activé deux fois. Le jeudi 1er mars, au soir, l’IRM a activé le code jaune. Le vendredi 2 mars 2018, l’IRM est passé au code orange, parce que les prévisions météorologiques faisaient état d’un changement dans la situation. Puisqu’il n’y avait pas encore de procédure formelle pour l’alerte travail à domicile et qu’il est important que les entreprises s’y préparent, il était trop tard pour déclencher à nouveau l’alerte travail à domicile.

Ce jour-là, en début de journée, les conditions climatiques étaient plutôt bonnes. A l’heure de pointe du soir en revanche, il y avait du verglas et des chutes de neige, et les conditions étaient donc beaucoup moins bonnes. L’impact sur la route était énorme.

(Avec Fil AFP-Liaisons sociale – Frédéric Turlan – Liaisons Sociales Europe – Photo : Francisco Antunes)

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