Au sein d’Eutelsat, le télétravail est dorénavant opérationnel en France depuis l’automne. L’entreprise met « la confiance » au coeur des conditions d’éligibilité.

Si la tendance est au développement du travail à distance, partout dans le monde, lorsque c’est possible, « la particularité, en ce qui concerne la France, est que l’accord d’entreprise, en place depuis septembre 2018, prend sa source dans la réflexion d’un groupe de travail paritaire sur la qualité de vie, composé de managers, de membres de la DRH, et de représentants du CHSCT », précise Laurent Tézé, directeur des affaires sociales chez Eutelsat.

Ces travaux, au sein de l’opérateur de satellites commerciaux, dont le siège est situé à Paris, se sont donc effectués en parallèle avec un mouvement qui touche l’Europe et le reste du monde.

Ainsi, un accord sur le télétravail est en place pour les collaborateurs d’Eutelsat en Italie et au Mexique depuis le printemps dernier. Le directeur des affaires sociales d’Eutelsat précise que le même principe de travail à distance sera déployé dans les différentes filiales du groupe, en Asie du Sud-Est et probablement dans d’autres régions du monde.

Droit à la déconnexion

L’objectif au niveau mondial est, selon Laurent Tézé, de « décliner l’une des grandes valeurs du groupe, la responsabilisation des collaborateurs ». Une valeur qui va de pair avec une autre : « La confiance à donner aux collaborateurs », ajoute le directeur des affaires sociales du groupe. Pour poursuivre : « Cette confiance fait partie des conditions d’éligibilité ».

Autrement dit, le collaborateur qui veut exercer son droit au télétravail devra d’abord faire la démonstration de son autonomie, « dans la gestion quotidienne de son travail et de son repos ».

L’accord sur le télétravail chez Eutelsat a été élaboré dans le cadre d’une réflexion plus large sur la QVT, ce qui implique, bien entendu l’application du droit à la déconnexion. « Le but du télétravail est, en particulier pour les nombreux collaborateurs résidant en Ile-de-France, d’avoir une meilleure gestion de leur temps, incluant temps de transport et temps d’activité, le tout permettant d’en libérer pour la vie personnelle », indique Laurent Tézé.

Ainsi, un engagement réciproque manager/salarié sur les plages horaires d’activité et de repos « offre des garde-fous tant pour le salarié que pour le manager », commente le spécialiste des affaires sociales.

La confiance, critère d’éligibilité au télétravail

Dans le même sens, l’accord inclut une clause de retour, permettant de revenir à la situation d’avant télétravail, « si le collaborateur ne se sent pas à l’aise, ou si c’est le cas du manager », explique-t-il. Enfin, le dispositif Eutelsat comprend également une sensibilisation des managers, en particulier sur la notion de confiance envers les salariés, et la nécessité – ou non – de contrôler leurs activités.

On retrouve bien ici la valeur fondamentale que veut cultiver Eutelsat à travers cet accord: celle de la responsabilisation des collaborateurs…

(Sources : Fil AFP-Liaisons sociales – Par Lys Zohin – Entreprises et carrières – Photo : Wikipedia)

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