Quelques mois de négociations ont permis à un accord entre le Forum Francophone des Affaires, premier réseau d’entreprises à l’international usant du français, et la fédération des entreprises d’Outre-mer de s’unir pour faciliter les échanges économiques entre les territoires francophones. Dans le même temps, Emmanuel Macron prône un discours basé sur la francophilie pour conserver l’Afrique dans les rangs des francophones. Le français deviendra-t-il comme il le souhaite la première langue du monde ?

Le français se développe

Apprendre la langue de Molière dans un Institut de français peut se révéler un choix stratégique dans le monde du travail à venir. Troisième langue utilisée pour les affaires dans le monde, le français s’étend au point même d’être devenue également la quatrième langue sur internet par le nombre d’utilisateurs et la cinquième dans le monde. Au vu de cette expansion, le Président de la République a bien l’intention de poursuivre ce développement et pourquoi pas, selon les dernières déclarations du président, « de faire du français, la première langue du monde ». Si les anglophones ne sont pas décidés à passer la main, les accords internationaux se multiplient dans ce sens.

À commencer par cet accord, daté du 28 mai dernier, entre le Forum Francophone des Affaires, un acteur dans plus d’une centaine de pays et la FEDOM (Fédération des Entreprises d’Outre-Mer), défenseur des besoins économiques des départements hors métropole. Signée sous l’égide d’Annick Girardin, ministre des Outre-Mer, cette convention de collaboration entend favoriser le contact entre les acteurs de l’espace francophone afin de multiplier les projets entre les organisations. En simple, utiliser la proximité linguistique et culturelle pour faciliter l’activité économique. Une aubaine pour les instituts de français.

Rallier l’Afrique

Emmanuel Macron entend également travailler en collaboration avec l’Afrique pour poursuivre sa politique d’expansion du français. En déplacement au Burkina Faso, le chef de l’État a soutenu la langue française devant des étudiants de l’université d’Ouagadougou. « Car le français n’est pas un, mais multiple », a-t-il sommé a la foule.

Il a également émis son souhait de lancer, en collaboration avec des acteurs de l’Académie française, la création d’un dictionnaire de la francophonie et d’inclure les particularismes régionaux. « La langue française n’est plus seulement française. La francophonie n’est pas une, elle a depuis bien longtemps échappé à la France ».

Un discours appuyé pour séduire les intellectuels africains et leur promettre des possibilités économiques futures grâce à une proximité linguistique. L’Afrique suivra-t-elle ? Et le monde ? L’avenir nous le dira.

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