Les robots, figures visibles de l’intelligence artificielle, sont-ils nos amis ou nos ennemis ? Vont-ils nous aider à développer nos sociétés en nous soulageons des tâches pénibles ou vont-il tuer le travail et les emplois. Méfions-nous des prédictions mais essayons d’explorer ce que pourrait-être notre futur.

Nous n’aborderons pas dans cet article les prévisions apocalyptiques sur les robots tueurs et la fin du monde. Nous nous contenterons d’introduire le sujet de la relation entre robots, intelligence artificielle et emploi que nous développerons le 27 juin lors de la soirée du prochain Club Zevillage/NWOW (il reste quelques places).

Dans une étude de 2014 intitulée « Les classes moyennes face à la transformation digitale », le cabinet Roland Berger prévoyait qu’à l’horizon 2025, le numérique pourrait supprimer 3 millions d’emplois en France.

Bonne nouvelle se disent les optimistes, les robots remplaceront des emplois pénibles. Et selon la théorie de Joseph Schumpeter sur la destruction créatrice, d’autres emplois naîtront grâce au numérique. Pour concevoir et fabriquer ces robots, pour les maintenir, par exemple.

Ils avancent également que les pays, comme l’Allemagne, la Suède ou la Corée, qui ont le plus développé les robots connaissent aussi un taux bas de chômage.

Robots : destruction créatrice d’emploi vs Matrix ?

Mauvaise nouvelle se disent les pessimistes. seuls les travailleurs les plus à l’aise avec le numérique arriveront à tirer leur épingle du jeu. « Le progrès technologique n’a certes jamais tué l’emploi, mais il crée toujours des inégalités explique un article du CNRS. Ces quarante dernières années, les travailleurs les plus qualifiés ont tiré les marrons du feu tandis que les moins qualifiés se sont appauvris. » Seuls y échapperont les emplois non robotisables… jusqu’au moment où les emplois auront tué le travail des caissières de supermarché… ou le travail tout court affirment les plus pessimistes.

Dans une célèbre intervention de janvier 2017 au sénat, Laurent Alexandre, cofondateur de Doctissimo avançait une solution : mettre le paquet sur la formation professionnelle de demain. Car, pense-t-il, aucun emploi complémentaire de l’intelligence artificielle n’existera plus en 2050. «Si on met sur le côté tous les gens qui ne sont pas complémentaires de l’IA et qu’on leur donne des jeux et du cirque, dans 50 ans on a Métropolis, et dans un siècle on a Matrix».

Mais est-ce vraiment une révolution qui se prépare ? Après tout, les robots existent depuis longtemps dans l’industrie automobile par exemple.

Personne ne lit l’avenir bien-sûr et nous ne sommes pas condamnés à écouter les Mme Irma du numérique. Nous avons les moyens de mieux appréhender le futur en construisant des scénarios possibles. Ce que nous avons choisi de faire lors de la réunion du Club Zevillage/NWOW ce jeudi 27 juin, à Paris, à partir de 18h30.

Nous pourrons échanger avec 3 experts et débattre ensemble avant de nous retrouver autour d’un petit buffet sur le thème « Disruption numérique, emploi et travail » avec : Bruno Teboul, entrepreneur, philosophe ; Raphaëlle Bertholon, déléguée nationale CFE-CGC à l’Economie ; Odile Chagny, économiste statisticienne à l’Ires et co-animatrice du réseau Sharers & Workers.

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