L’INSEE nous apprend qu’on a assisté en 2015 à un recul important des immatriculations de micro-entrepreneurs par rapport à l’année précédente (- 21 %). Cela représente 60 000 créations de micro-entreprises en moins en l’espace d’un an.

Source : fr.irefeurope.org

l’IREF pointe la baisse d’immatriculation des auto-entrepreneurs (micro-entrepreneurs depuis la prise d’effet de la loi Pinel au 1er janvier 2016).

Nous avions déjà relevé cet acharnement contre un espace de liberté insupportable pour une technocratie. Pas étonnant que les chiffres baissent : compliquer la création et compliquer la gestion freine les candidats créateurs.

Pourtant l’intérêt d’un régime simple pour s’initier à la création d’entreprise est évident et démontré. Faciliter la réinsertion dans le monde du travail est un autre aspect séduisant pour une création simplifiée. Avec 9 millions de chômeurs et d’allocataires du RSA (voir dans cet article) on a de quoi être scandalisé par le protectionnisme des entrepreneurs à l’intérieur du système : surtout ne laissons pas arriver les nouveaux entrants.

C’est une erreur stratégique profonde de la part des artisans et des entrepreneurs que l’on retrouve chez les chauffeurs de taxis anti-Uber ou chez les artisans anti-microentrepreneurs.

Plutôt que d’exiger la baisse des charges et des tracasseries administratives dont ils son victimes, ils demandent à l’Etat de rendre la vie des nouveaux créateurs aussi compliquée que la leur.

Erreur stratégique car le véritable enjeu c’est la libération de la création et de la gestion des entreprises pour tous. C’est à ce prix que l’on créera de l’activité et de l’emploi.

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