Des élus régionaux viennent de constituer l’Association des élus bas-normands de la ligne Paris-Granville. Son objectif est de faire électrifier la partie Dreux-Granville (les 2/3 du trajet environ). Les trains qui desservent la totalité du trajet roulent actuellement au gas-oil.

Malgré le plan d’électrification national des années 90, la ligne normande n’avait pas été atteinte par cette modernisation. Des travaux importants avaient bien été entrepris entre 1994 et 1999 mais ils consistaient à supprimer une des deux voies, par mesure d’économie, pour stabiliser l’autre et permettre une circulation à grande vitesse.

Dans l’esprit des élus, cet investissement compenserait l’installation de l’EPR de Flamenville et de sa ligne à très haute tension. Ce tric trajet permettrait d’obtenir un trajet plus rapide et une émission de CO2 diminuée.

La ligne de chemin de fer Paris-Granville est l’une des plus ancienne de France. Au moins pour son premier tronçon qui a été ouvert en 1840 (avant Paris-Lyon-Marseille) pour s’achever… 30 ans plus tard. Elle défraye aujourd’hui la chronique à causes des pannes, de grèves et des retards très fréquents dus pour grande partie aux erreurs d’investissements.

Selon des agents de la SNCF, le choix de la Région d’acheter des rames TER Alsthom était une erreur car elles ont été construites pour de courts trajets. Et son donc trop fragiles pour des navettes sur la trajet Paris-Granville.

La région, qui gère ces transports (la SNCF n’est que l’opérateur) est empêtrée dans le problème. Un comité de suivi (confié à la SNCF) a bien été créé mais nous autres pauvres “usagers” n’en voyons nullement les effets (peut-on être juge et partie ?). Quelques jours avant Noël, nous avons du descendre une heure sur le quai pendant que le convoi retirait une rame pour cause de fuite de gasoil. Rien ne change et il est rare de voyager sur cette ligne sans retard.

Laurent Beauvais, l’un des vice-président de la région Basse-Normandie, s’étonne sur son blog de la création de l’association par les élus bas-normands. Pour lui, la Région est déjà en passe de régler le problème.

Nous sommes rassurés : le temps que l’électrification soit en place, il se passera bien 10 ans. Pendant lesquels nous roulerons avec les anciennes rames. A moins que la Basse-Normandie rachète à la SNCF des vieux trains corails des années 70 comme cela se pratique dans d’autres régions ?

Je vous en fiche mon billet, on n’est pas sorti de l’auberge !