La commission des affaires sociales du Sénat a rejeté, mercredi 1er juin, l’amendement écologiste qui voulait faciliter le recours au télétravail lors des pics de pollution. Les arguments n’ont pas manqué pour critiquer cette proposition.

Source: Next Impact

Voilà un débat bien français dans lequel la majorité des sénateurs ont montré qu’ils ne connaissaient pas grand chose au télétravail.

Lisez ce compte-rendu et vous constaterez les propos surréalistes, tous partis confondus, à la proposition de quelques sénateurs EELV d’autoriser le télétravail en cas de pics de pollution.

La perle étant quand même celui-là : ” (…) Conditionner le télétravail à un pic de pollution est irréalisable. On ne peut inscrire dans la loi une telle obligation ; il faut l’accord du salarié et de l’employeur.” Oui mais justement, la mise en place du télétravail se prépare avant les pics de pollution. Et on ne déclenche le télétravail que pour les salariés volontaires (après négociation d’un accord/avenant au contrat de travail, en accord avec l’organisation de l’entreprise ou de la collectivité locale.

Un autre pour la route : “Comment remplacer une personne travaillant sur la voirie par du télétravail ? “. Oui, mais tous les collègues de cette personne de la voirie qui prennent leur voiture pour venir au bureau ? Il ne serait pas utile qu’ils se dispensent du trajet ?

En réalité les sénateurs (au moins ceux qui ont participé à la séance) ont montré une caricature de technocratie et de faux débat. C’est si simple pour chaque entreprise ou pour chaque collectivité, de déclencher le télétravail dès que les organismes de surveillance de l’air (Airparif en région parisienne) annoncent un pic de pollution.

Il faut évidemment avoir mis en place le télétravail auparavant. Mais qu’attendent les retardataires ? C’est cela le vrai sujet.

(Photo : Wikipedia)