Le télétravail, l’option toute trouvée pour parer à la grève SNCF prévue et aux déplacements difficiles qui en découleront ?

Quand Valérie Pécresse met le télétravail en avant

Face à la tenue d’une grève de longue durée à la SNCF, Valérie Pécresse prône l’option du télétravail auprès des salariés, mais également des employeurs franciliens.

Se disant « extrêmement préoccupée par le préavis de grève », la présidente de la région Ile-de-France prend les devants, et confirme vouloir mettre à disposition quelques 600 lieux de télétravail, listés sur le site de la région.

En somme, de quoi permettre la mise en place d’un plan B pour tous ceux qui ne pourront pas se déplacer. Plus encore : Valérie Pécresse couple cette démarche à une offre de covoiturage gratuit, dès le du 22 mars prochain. Les profils intéressés pour participer à cette opération doivent s’inscrire sur vianavigo.com, en sachant que les conducteurs seront rémunérés.

Autre solution, le coworking près de chez soi. Nos partenaires de Néo-Nomade avaient déjà utilisé leur plateforme pour aider à trouver un espace de coworking pendant la fermeture,pour cause de travaux, de la ligne A du RER en Ile-de-France. Une occasion de recommencer avec la grève.

Fermement opposée à la réforme de la SNCF, l’intersyndicale CGT-Unsa-Sud-CFDT des cheminots a opté pour une grève sur un rythme « deux jours sur cinq » qui devrait s’étaler sur 36 jours, à partir du 3 avril.

De son côté, la région Ile-de-France n’en est pas à son coup d’essai sur la question du télétravail. Depuis le mois de septembre 2017, ses agents ont pu tester les bénéfices de cette organisation du travail. Couronnée de succès, la démarche a été généralisée au début de l’année 2018. Désormais, 50% des agents d’Ile-de-France ont recours au télétravail 2 jours par semaine, et ce tout au long de l’année.

Le télétravail c’est aussi bon pour réduire l’absentéisme

Selon une étude conduite par l’Ifop pour le compte du groupe Malakoff Médéric, il apparaît que le télétravail est en progression dans l’hexagone, puisqu’il concernerait désormais 25 % des travailleurs (dont 6 % ont contractualisé cette organisation du travail).

Dans certains secteurs, comme la presse et la communication, on retrouve des taux très élevés, avec 16 % de salariés en télétravail de manière contractuelle, et 37 % de manière non contractuelle. 57 % des salariés travaillent à distance au moins un jour par semaine, dont 85 % de manière contractualisée et 47 % de manière non-contractualisée. 23 % des télétravailleurs utilisent des espaces de travail partagés, ou des bureaux satellites de l’entreprise (22 %).

Et la tendance n’est visiblement pas prête à ralentir : pour 90 % des télétravailleurs, cette pratique leur offre une meilleure autonomie et une plus grande efficacité dans le travail (87 %), tandis que coté employeurs, on y voit comme bénéfice l’engagement des salariés (82 %), la responsabilisation et l’autonomie (80%), puis le moyen de développer la marque employeur (68 %).

A noter que 39 % des dirigeants évoquent aussi la baisse de l’absentéisme.

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