Dans une société où le statut social, les revenus et les droits sociaux sont fortement liés à l’emploi, faut-il s’inquiéter de la révolution industrielle en cours ?

Source: digital-society-forum.orange.com

Contrairement à d’autres articles concentrés sur l’évolution du travail en entreprise, celui-ci se penche sur l’impact du numérique sur l’emploi.

L’analyse de Valérie Peugeot et de Jean-Samuel Beuscart pour le Digital Society Forum d’Orange pose 3 questions essentielles qui viennent à l’esprit sur le sujet.

Le numérique supprime-t-il de l’emploi ? Une querelle d’experts dans laquelle les auteurs ne tranchent pas. Mais il semblerait plutôt qu’il déplace les emplois disponibles, en termes de secteurs et de qualifications.

Le numérique fabrique-t-il des emplois de basse qualité ? Ce que l’on observe c’est l’accélération de la mutation du travail hors du cadre salarié. Le numérique permet un accès à l’autonomie souhaitée par beaucoup de salariés. Mais, faute d’évaluations on ne sait pas encore mesurer si l’autonomie effective est atteinte grâce aux plateformes d’intermédiation ou si l’autonomie est subie.

Quelle régulation pour ces nouvelles formes d’emploi ? Une évolution qui va obliger les acteurs institutionnels à repenser leur mode d’action, le système de protection sociale et son financement et les syndicats à inventer un nouveau syndicalisme.

Voire, s’il s’avère que le numérique accélère d’une certaine manière “la fin du travail” : “Il faut donc imaginer des formes de rémunération alternatives aux revenus du travail à travers des systèmes tels que l’impôt négatif ou le revenu d’existence, de manière à rendre viable et suffisamment juste une société dans laquelle les machines assument un grande partie du travail“.

En complément, l’intervention de Valérie Peugeot lors du #TourTT à Lille en novembre dernier, sur le thème Comment travaillerons-nous dans 20 ans ?