“Début décembre, le conseil scientifique de la Gendarmerie s’est réuni pour la seconde fois. L’occasion, pour l’Arme, de présenter à ses partenaires son plan stratégique de recherche et d’innovation pour les cinq prochaines années.Voici ces sept exemples de projets de recherche en cours qui devraient bouleverser le travail des gendarmes.”

Source : l’Essor de la gendarmerie

Gendarme : un métier en pleine révolution

Le conseil scientifique de la Gendarmerie, instance pluridisciplinaire qui réunit des représentants d’organismes publics et des personnalités extérieures qualifiées, a présenté “l’agenda 2022” qui planifie le développement de nouvelles technologies au service du travail des gendarmes. En voici 7 qui devraient transformer le métier du gendarme :

  1. Identification des imprimantes 3D
    L’enjeu est d’identifier avec certitude l’ordinateur qui pilote l’impression 3D. Un enjeu important puisque l’impression additive est utilisée pour des fraudes à la propriété intellectuelle (copies illicites) mais aussi pour des copies de clés ou même la création d’armes.
  2. Pêche à la donnée
    La gendarmerie se met aussi au big data pour exploiter les nombreuses données dont elle dispose. Il permet, par exemple, de développer des modèles d’analyse décisionnelle, en prenant en compte le progrès de l’intelligence artificielle et l’essor des techniques de l’apprentissage statistique. Il permet aussi d’améliorer le travail d’enquête ou de prévention.
  3. Scraper le Web
    Les gendarmes vont bientôt disposer de GendScrapper, un aspirateur de contenus de sites web qui permet aux enquêteurs de contourner des filtres anti-robot. Ils devraient disposer aussi du logiciel Artist, qui fournit les liens, les identités numériques et les métadonnées d’une page web.
  4. Intelligence artificielle
    L’IA devrait rapidement fournir aux gendarmes des outils de retranscription automatique d’auditions orales. Ou encore un dispositif de géolocalisation puis de réalité augmentée pour visualiser l’intérieur d’un bâtiment en 3D pour les forces d’intervention. 
  5. Robotique bleue
    Des exosquelettes sont à l’étude pour diminuer les “efforts physiques intenses” des personnels dans certaines interventions. Source de danger, ces efforts provoquent des accidents ou nuisent à la vigilance, en particulier pour les personnels du Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN).
  6. Equipements du futur du GIGN
    Les personnels d’intervention du GIGN devraient aussi profiter des évolutions technologiques. Un casque ergonomique allégé, des lunettes modulaires qui s’adaptent au contexte pour assurer une continuité de la vision, des vêtements anti-feu, un gilet pare-balles en… soie d’araignée, 10 fois plus résistante que l’acier et 3 fois plus résistante que le kevlar.
  7. Empreinte olfactive
    La Gendarmerie travaille avec plusieurs laboratoires pour mettre au point une empreinte olfactive, une signature chimique corporelle qui deviendrait une technique d’identification judiciaire agréée, au même titre que l’ADN. 
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