Les entreprises doivent se préparer dès maintenant à la pandémie de grippe A H1N1 qui risque de nous frapper cet automne. Dans une circulaire du 3 juillet (à télécharger au format PDF), le ministère du Travail incite les entreprises, sous forme de questions-réponses, à se mobiliser sans attendre.

Liaisons sociales note que la circulaire rappelle l’obligation de moyens à mettre en place pour protéger les salariés. Elle note aussi la recommandation du ministère de mise en place d’un plan de continuité des activités.

Y compris pour le stade 6 d’alerte : la diminution des déplacements, les perturbations dans les transports, l’augmentation des arrêts maladie entraîneront des bouleversements dans l’organisation des entreprises : aménagement du temps de travail, mise en télétravail… La circulaire rappelle à ce propos les obligations légales des entreprises (négociations, temps de réflexion, principes du volontariat) qui resteront valables malgré le contexte sanitaire.

Enfin, le ministère précise que le droit de retrait des salariés ne pourra pas s’exercer si l’entreprise a mis en oeuvre les dispositions prévues par le code du travail et par les différentes circulaires.

Qu’adviendra-t-il de ces belles résolutions et de ces conseils dans la réalité d’une crise ? Déjà, lors de la précédente épidémie de grippe de 2006, dite « aviaire », le Secrétariat général à la défense nationale (SGDN) avait publié un Plan de prévention – rapidement enterré -, qui prévoyait le recours au télétravail en phase 6.

Je pense que si l’épidémie atteint l’amplitude que les spécialistes redoutent nous assistions à un joli bazar très empiriquement géré.

Raison de plus pour réfléchir au télétravail par temps calme plutôt que sous la contrainte d’une crise sanitaire.

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