Disposer de fibre optique dans chaque habitation est un défi qui permettra de répondre aux nouveaux usages qui se profilent sur l’Internet.

Bientôt les applications indispensables dans les secteurs de la santé, des jeux, de l’enseignement ou du travail ne seront plusn possible sans très gros débits stables et peu cher que l’ADSL ne pourra plus fournir.

Dans les grandes agglomérations la mutation est en chantier car le marché prévisible (du à la densité de population) suffira au retour sur investissement des aménageurs et des opérateurs.

En milieu rural, sur 85 % du territoire français, c’est une autre histoire. Et il y a de très bonnes raisons pour croire qu’on reverra la fracture numérique subie avec l’ADSL telle que la décrit Patrick Vuitton de l’Avicaa.

La solution pourrait résider du côté des collectivités locales. Mais j’en doute au vu de la non-compréhension des enjeux par la plupart des élus. Sauf certains qui trouvent des solutions originales et ne se résignent pas à subir :

  • la communauté de communes du Coeur de Maurienne qui va “fibrer” toute sa vallée en profitant intelligemment de l’appel à candidature des pôles d”excellence rurale
  • le syndicat intercommunal d’électricité de l’Ain qui lance un projet pilote de connexion de ses administrés par fibre optique. Je vous recommande la présentation de l’opération où vous trouverez toutes les informations pour lancer un projet de ce type (fichier Power Point à télécharger).

A votre avis, où vont s’installer les habitants et les entreprises à l’avenir ? Dans des communes équipées d’ADSL à 512 Kbps (et 50 Kbps pour l”envoid e fichiers) ou dans des communes entièrement équipées avec des connexions à 100 Mbps symétiques ?

Et pour les principes (neutralité, équité, débits symétriques, etc.) selon lesquels déployer la fibre, je vous renvoie au Manifeste du très haut débit pour tous.

Une dernière chose. Si de petites collectivités lancent des projets de fibre pour tous à échelle humaine, elle donnent leur chance à l’éclosion de petits opérateurs locaux. Une aubaine pour le développement local et une source d’innovation. Pourquoi se priver de ce bonus ?