Le haut débit est un moyen qui permet de nouveaux usages comme la télémédecine. Il faut lire à ce sujet l’excellent éditorial de l’ex-sénateur Paul Trégouët, qui fut, lorsqu’il faisait de la politique, l’un des élus les plus au fait de l’Internet.

Dans ce texte enthousiaste, il fait état d’expériences au Québec ou dans la région lyonnaise qui laissent entrevoir des développements intéressants notamment pour les soins aux personnes isolées en milieu rural :

Plusieurs interventions entendues lors de la quatrième édition de
Biovision, forum mondial des Sciences de la Vie qui vient de se tenir à Lyon,
mettent en évidence que la télémédecine est en train de bouleverser notre
société.

A Témiscamingue, région isolée au nord du Québec, la télémédecine n’est
plus réservée aux spécialistes traitant des cas exceptionnels. Elle permet à des
médecins de famille de soigner les petits bobos ! Dans une salle du Centre de
santé de Winneway, dans l’est du Témiscamingue, les patients se succèdent pour
des téléconsultations. De La salle de transmission, la caméra envoie l’image à
quelque 150 km de là, à Ville-Marie, où le Dr Paul-Émile Barbeau la reçoit, en
temps réel.

Afin d’examiner un abcès découvert par un dentiste, le Dr Barbeau
demande à l’infirmière d’introduire dans la gorge d’un patient une petite caméra
mince comme un crayon. Reliée par un fil à la station d’examen mobile, elle
permet au médecin de tout voir, comme s’il y était. Grâce à ce système de
télémédecine, les malades à non plus besoin d’effectuer les trois heures de
route aller-retour pour se rendre aux urgences de Ville-Marie.
” (…)

D’ici 10 ans, avec l’arrivée des réseaux à très haut débit et des systèmes des
microsystèmes de surveillance, d’analyse et de diagnostic à distance qui
pourront être intégrés dans tout notre environnement (maison, mobile, vêtement),
la télémédecine et la télésanté vont devenir les moteurs d’une véritable
révolution socioculturelle en modifiant radicalement les perspectives liées à
l’allongement de la durée de vie et en donnant à nos anciens une qualité de vie
que nous pouvons à peine à imaginer aujourd’hui. Mais nous devons faire en sorte
que cette rupture technologique, sociale et culturelle soit aussi l’occasion de
ré-humaniser la médecine et la vieillesse pour que cette révolution prenne alors
tout son sens.